Virtualisation : Administration simplifiée et Green IT

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La virtualisation permet de consolider un ensemble de ressources physiques (serveurs, disques, …) et de redistribuer ce potentiel global sous forme de machines virtuelles (VM) grâce à un hyperviseur qui centralise la disponibilité et l’affectation de ces ressources.
A un premier niveau, la virtualisation permet de faire fonctionner plusieurs OS, et donc plusieurs VM, sur un même serveur physique (1 OS hôte et plusieurs invités), ce qui évite d’investir dans autant de serveurs que d’OS nécessaires pour faire fonctionner différentes applications. Ensuite, lorsqu’elle est intégrée dans une architecture de cloud, la virtualisation autorise la consolidation de centaines de serveurs physiques et ouvre la possibilité d’allouer dynamiquement des ressources aux VM en fonction de leur sollicitation.

Une autre qualité importante de la virtualisation est la simplification apportée dans l’administration, la sauvegarde et la restauration des machines virtuelles qui peuvent être copiées et transférées pratiquement comme des fichiers. Cette capacité de déplacer à chaud les VM permet de maintenir un taux de disponibilité très élevé et d’annuler l’impact des opérations de maintenance et des pannes.
Enfin, la virtualisation a évidemment une justification économique et écologique : les serveurs sont en moyenne utilisés entre 8 et 15% de leur capacité normale ; pour autant, un serveur sous utilisé consomme 60 à 90 % de sa consommation habituelle ; enfin, les 20 millions de serveurs inutilisés dans le monde représentent l’équivalent de 140 milliards de $ d’investissement inutile, et l’équivalent des émissions de CO2 de l’Amérique du Sud pour les alimenter.
Il y a donc un vrai enjeu à maîtriser la consommation électrique et l’occupation des salles informatiques, notamment celles des data centers, et il y a un intérêt commun, entre les fournisseurs et les consommateurs d’énergie informatique, à réduire les coûts d’utilisation par une mutualisation rationnelle des infrastructures.